Les artistes membres de l’ASBL Dialogues

15 décembre 2025 – 24 janvier 2026

Bertin Mbaya

MBAYA BAMWANYA Bertin, dit le Tintoret, est né à Lubumbashi, le 31 Décembre 1965. Originaire du Kasaï oriental, il est né plus exactement dans le territoire de Kabinda. Chez M’Baya, les traces et l’oubli se matérialisent autour du peigne et de la maison familiale. Sa palette est chaude et accueillante. Les tons que se plaît à utiliser l’artiste évoque le bien être familial. Le peigne devient le symbole de l’harmonie conjugale. La beauté incarnée en femme et la chevelure est un ornement.
Mbaya trouve son inspiration dans la vie quotidienne. Ses personnages, souvent drapés dans de grands voiles blancs, évoquent l’Afrique de l’ouest. C’est une atmosphère qu’il connaît bien puisque ses voisins à Kamalondo sont des Sénégalais et des Maliens.

L’artiste peut aussi voyager à partir d’une photo prise dans un magazine. Ce sont alors les couleurs et la lumière qui donne poésie à l’œuvre peinte.
Là où il excelle, c’est lorsqu’il saisit chez les êtres fragiles une expression qui donne au personnage humanité : détresse et fatigue d’une femme, amour maternel lié d’inquiétude pour l’avenir, regard interrogatif d’un enfant devenu marchand dans les rues,…

Ces scènes réalistes d’un quotidien difficile se parent cependant de somptueuses couleurs. La peau brune se moire de reflets audacieux bleutés ou orangés et les fonds évoquent des brumes chatoyantes. Dans les paysages, l’artiste décline avec délicatesse les nuances d’une couleur et utilise une touche légère et soyeuse pour évoquer l’air brulant des savanes durant la saison sèche ou les brumes qui accompagnent les premières pluies.

Durant le stage donné par Aimé Mpane, Mbaya s’est initié avec succès à la technique du brou de noix.

De 1979 à 1982, il fréquente l’Institut Muungano situé dans le Complexe Kiwele et y accomplit son cycle d’orientation.
Académie des Beaux – arts de Lubumbashi :
En 1983, Mbaya peint, sans avoir eu de formation, des paysages et des portraits réalistes.
Il fréquente l’artiste Sikasso wa Kazadi qui lui recommande d’entrer aux Beaux – Arts, ce qu’il
fera. Il suit, entre autres, les cours dispensés par Mwenze Kibwanga en arts décoratifs et par
Musasa et Kazadi en peinture et dessin. En 1986, il abandonne ses études qu’il reprendra en 1999. Il obtient son diplôme la même année.

Jacques Essimbo

Jacques Essimbo aussi connu sous le nom d’artiste “artjackessimbo”, est un artiste peintre congolais originaire de Goma (RDC). Autodidacte, il se passionne pour la peinture depuis sa plus tendre enfance, s’inspirant principalement de la nature, de l’histoire et récits culturels de nombreux pays africains.
Depuis le début de sa carrière professionnelle en 2020, il a exposé dans plusieurs institutions de la région des Grands Lacs. Son travail se caractérise par une approche narrative et symbolique, ou les textures et les couleurs dialoguent pour évoquer l’héritage historique et les enjeux contemporains de nos sociétés. L’artiste s’appuie sur des éléments visuels inspirés des traditions congolaises, de la faune et de la flore, créant des compositions qui invitent à la réflexion et a la transmission de la mémoire collective. En 2024, il poursuit sa démarche en explorant plus profondément les liens entre peinture et histoire.

Jean Kiat

Né en 1975 à Lubumbashi, Jean Kiat Wandand, est un artiste plasticien et professeur de dessin à l’Académie des Beaux-Arts de Lubumbashi. Son travail est imprégné de la spiritualité des civilisations africaines. Curieux de son passé, il a travaillé longtemps auprès d’experts en art africain, notamment au Musée National de Lubumbashi., il a retrouvé son ami le professeur Henri Bundjoko, devenu conservateur en chef à l’Institut des Musées Nationaux du Congo, à Kinshasa. Lors des formations sur la gestion des conflits, il a eu l’idée de consoler pour mieux guérir, il offre au public l’art pour la paix et contre les traumatismes.

La palette de l’artiste est restée au cours de son parcours relativement sobre, alternant les gammes denses d’ocre jaune, de gris cendrés, de rouges incandescents ou de bleus profonds. Les personnages se stylisent, se transforment en silhouettes réceptacles de vœux universels. Des strates accrochent le regard, ajoutent les reliefs et densité.

Le concept du « dawa », ingrédient secret contenu dans les sculptures rituelles et qui rend l’objet efficace aux yeux d’une communauté, trouve son relais dans les tableaux mémoires que l’artiste caresse. Dans le secret de la création, Kiat console et offre à la communauté meurtrie des pansements : des valeurs morales comme la réconciliation, le respect de l’enfant, de la femme, le dialogue, l’égalité, la responsabilité, la démocratie en bref le respect de la dignité humaine et l’éducation à la culture de la paix au moyen des œuvres d’arts… Les titres parlent d’eux-mêmes. Nos valeurs, vissage perdu, éclosion, … la violence faite aux femmes ce drame qui se répète et là où le rift marque de sa cicatrice les terres congolaises. Kiat expose à Kinshasa, à Lubumbashi et à l’international. Kiat est devenu une valeur sûre de la peinture congolaise, une référence établie.

Kevin Katoto

Je suis Kevin Katoto Kitenge, connu sous le nom de Kevin 3K, artiste photographe contemporain né en 1997 à Lubumbashi, en République démocratique du Congo, où je vis et travaille. Mon parcours a commencé par le dessin et la peinture, mais c’est la photographie qui s’est imposée comme mon médium principal, influencé dès mon enfance par mon père, photographe de métier. Après des études en design et multimédia et arts visuels, j’ai choisi de consacrer mon travail à la création d’images qui dépassent la simple du réel. Mon univers se situe à la croisée de la photographie et de la peinture.
J’utilise la lumière et la couleur comme d’autres utilisent les pinceaux et les pigments, afin de transformer chaque image en une scène où se conjuguent mémoire, émotion et récit visuel. Mon approche est profondément inspirée par les maîtres anciens comme Rembrandt, mais elle dialogue avec les questionnements contemporains liés à l’identité, à la représentation et à la beauté africaine. À travers mes oeuvres, j’explore la manière dont les individus perçoivent et construisent leur identité. J’interroge les pratiques culturelles, idéologiques et esthétiques qui façonnent la perception de soi dans un contexte africain en mouvement. Mon travail cherche à transcender la réalité visible pour proposer une expérience visuelle et poétique, à la fois intime et universelle. Pour moi, la photographie est un langage silencieux, une écriture de l’invisible. Chaque oeuvre est un fragment de ma pensée et de ma sensibilité que j’offre au regard, avec l’ambition de provoquer une réflexion.

Sikasso wa Kazadi

Tour à tour peintre, photographe, styliste et décorateur, Kazadi Wa Sikasso représente une forme d’aventure dans l’univers de la création du Haut Katanga où il réside. « Sikasso-le-multiple » voyage. Il s’invente une nouvelle tradition. La peinture, à laquelle il revient toujours, est un terrain d’expérimentation sur lequel il expérimente autant la stylisation des formes traditionnelles que la recherche d’une approche plus libérée des symboles. Fondateur de M’Tindo Lubumbashi International Fashion Week, Biennale d’Art Contemporain de Lubumbashi, « Lubum-Photo », le Mois de la photo, co-fondateur du Journal d’Art Contemporain Jacarandas et de Katanga A La Une. Kazadi Sikasso est une valeur sûre qui se renouvelle.

Aser Barouch

Aser Barouch John, connu sous le nom de John Cool, est l’aîné d’une famille de sept enfants. Il est né à Kambove le 04 janvier 1986.
Il a effectué ses études humanitaires à l’Académie des Beaux-Arts de Lubumbashi, où il s’est formé aux arts plastiques. En parallèle, il développe une profonde passion pour le cinéma et la musique, des disciplines qui nourrissent et enrichissent son univers artistique