Témoin du passé

Les photographies sont un héritage qui permet aux futures générations de se connecter à leurs racines et de connaître leur histoire.
Expression de l’amour et de la complicité : Les photos de famille sont une façon de témoigner de l’amour, de la complicité et des liens qui unissent les membres, même si la famille est discrète.
La photographie c’est un témoin du passé : une photo fige un instant précis. Elle capture un moment qui, une fois passé, ne reviendra plus, servant de preuve visuelle, de souvenir et de document historique. C’est une capsule temporelle qui nous permet de revisiter des événements, des lieux et des personnes disparues.
La photographie c’est un témoin du présent : au moment où l’obturateur se déclenche, l’image est une représentation directe et immédiate de ce qui est, capturant l’instant vécu. C’est une façon de saisir et de conserver l’actualité, l’éphémère du moment présent.
Elle est témoin pour le futur : La photo créée aujourd’hui est destinée à être vue demain. Elle devient une source d’information et un héritage pour les générations futures, leur permettant de comprendre notre époque, notre culture et notre histoire.
En somme, la photographie transcende le temps, connectant les différentes dimensions temporelles de l’existence humaine.
La photographie est une forme d’art qui transcende le simple clic de l’obturateur. Elle capte des moments, des émotions, et parfois même des fragments d’âme.
Ce qui rend la photographie si étrange, c’est que ses composants de base, qui ne sont pas le fruit de la création humaine, lui ont permis de voir le jour. La lumière, le temps, et l’espace sont à la disposition de chacun.

Les photographes

FRANCIS MATTON
« J’étais autour du ring, tellement proche que je pouvais presque toucher les deux boxeurs, a-t-il confié à Radio-Canada Sports. L’ambiance était électrique et surtout très bruyante. Tout le monde criait : “Ali Boumaye”, ce qui veut dire : “Ali, tue-le!” Et ça, ça a influencé George Foreman, évidemment. »
Francis Matton ne voulait rien rater de ces moments magiques. Il se souvient très bien des photos qu’il a prises à ce moment-là.
« Moi, ce qui m’a frappé, ce sont les regards de Muhammad Ali, qui avait un regard perçant, souvent imprégné d’une certaine peur, se souvient-il. Il faut dire que la force de George Foreman était spectaculaire. C’était un boxeur très musclé, imposant, qui donnait des coups absolument formidables. Déjà à l’entraînement, quand il donnait des coups sur le punching-ball de son manager, ce dernier volait en arrière! »
Ce qui m’a frappé dans tous les clichés que j’ai pris de Muhammad Ali, c’est la beauté qu’il dégageait. Une beauté d’athlète avec un visage qui était intact. Sans compter avec ce corps harmonieux. C’était un boxeur élégant. Une photo dont je suis fier, c’est quand Ali arrive à toucher assez violemment Foreman et, à ce moment-là, il y a un jet de sueur qui part sur le côté et ça, on le voit très bien sur le fond noir du stade.

MPIANA MONKWE Arsène
Né le 14 juin 1992 à Kinshasa, Arsène MPIANA MONKWE est un artiste visuel issu de l’Académie des Beaux-Arts de cette même ville. Licencié (bac+5), en 2019, en communication visuelle, il est aussi détenteur d’un certificat en photographie obtenu après un Masterclass, de deux ans, initié par l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa et le Pôle EUNIC RDC, mis en œuvre par le Goethe Institut de Kinshasa, actionné par une grande exposition collective avec comme curateur John Fleethwood de Photo:.
Actif sur la scène artistique congolaise, Mpiana a pu bénéficier d’autres rencontres professionnelles, telles que le masterclass sur la photographie initiée par le collectif SADI, en 2019, suivi d’une grande exposition-restitution à l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa. Dans la même année, l’artiste a exposé, en off, de la 6e biennale de Lubumbashi, dans le cadre des restitutions de l’atelier Picha. A son actif, figure un certificat de Seven Academy obtenu en 2020, après un masterclass animé par Eric Bouvet et Thomas Freteur.

Déconnexion perpétuelle
Ce projet artistique s’inscrit dans une recherche sur l’identité personnelle. Les us et pratiques des sociétés africaines traditionnelles via des croyances, des faits, des liens y transparaissent. Il est question des liens abstraits qui relient, en filigrane, des faits concrets à des causes potentielles spirituelles ou difficiles à expliquer que l’artiste a remarquées dans sa famille, depuis son enfance jusqu’à aujourd’hui. Il explore cet aspect des choses qui le concerne personnellement, et en fait une problématique artistique, composée de questionnements privés, ici scrutés, pour faire l’objet d’un travail artistique. Ce travail « objectivise » sa famille, tout en lui offrant un champ d’exploration et des questionnements autour du poids et de la dualité qui s’impose entre la société traditionnelle africaine, avec ses normes, et celle dite moderne, avec ses corollaires.
«Mon travail explore l’histoire et les mythes de ma famille, alimenté par un manque de lien avec mes origines. Il essaie non seulement d’écrire mon histoire, mais aussi de faire revivre les personnes chères que je connaissais ou pas. J’utilise des photographies d’archives pour composer mes rectos et mes versos. Dans cette perspective où la photographie traverse le temps et l’espace, les versos de mes photographies expriment ce voyage, à travers les inscriptions qui y figurent : dates, lieux, souvenirs, légendes…»

WA KAZADI DE SIKASSO
Tour à tour peintre, photographe, styliste et décorateur, Kazadi Wa Sikasso représente une forme d’aventure dans la création encore rare dans la province où il réside, le Katanga (RD Congo). Sikasso-le-multiple voyage, dans les territoires comme dans les styles. Dans la ville de Lubumbashi, qui n’a pas été défigurée par les atrocités de la guerre, les pogroms et la corruption, il incarne la solidité et l’espoir de ceux qui créent et qui proposent des services et des produits. Il s’invente une nouvelle tradition. Sa peinture, à laquelle il revient toujours, est un terrain d’expérimentation sur lequel il pratique aussi bien une stylisation des formes traditionnelles que la recherche d’une approche plus débarrassée des symboles. Fondateur de M’Tindo Lubumbashi International Fashion Week, Biennale d’Art Contemporain de Lubumbashi, « Lubum-Photo », le Mois de la photo, co-fondateur du Journal d’Art Contemporain Jacarandas et de Katanga A La Une. Kazadi Sikasso est une valeur sûre qui se renouvelle.